Premières heures de 2017

Posted on 6 janvier 2017 | Commentaires fermés sur Premières heures de 2017

Le train longe le bord de mer pendant plusieurs heures, de la petite ville-frontière de Vintimille jusqu’à Gênes ; nous traversons le Ponant ligure : San Remo, Imperia, Alassio, Finale Ligure, Savona – à la vue de chaque pancarte, je veux sonder l’histoire qui fonde chacun de ces noms derrière l’émail des lettres. Le convoi, qui s’est formé à Marseille, circule sous license d’une compagnie italienne basée à Milan. Les annonces aux passagers se font en italien, français, anglais, comme il sied au nouvel espace économique européen. À travers la vitre, des silhouettes apparaissent sur la plage dans un mouvement paisible : chaque geste déborde de sens et de vie ; à intervalles réguliers, un tunnel offre un interlude. On s’endort à neuf heures du soir dans un hôtel désert d’une petite ville balnéaire, bercé par le cliquetis des bateaux ancrés dans la place maritime. La nuit, les échos de quelques pétards rappellent que l’on brûle les oripeaux de l’année qui finit. Quand on ouvre les yeux, le jour est muet. La réceptionniste se laisse aller et m’entretient longuement de l’histoire des papes d’Avignon qui trouvèrent refuge à Savone, de la ville qui ne voulut pas s’allier à la république de Gênes, de Napoléon qui passa par là. Je pousse ma valise et me mets en marche pour la gare : au-delà du petit pont, une enfilade d’arcades qui traverse la ville renvoie le souvenir de Gênes. Le train a une heure de retard, et ce retard est comme un heureux augure. Les abords de Gênes s’étirent sans fin le long du port – tout est port ici et les bateaux à l’horizon ont l’allure de monstres marins.

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À Gênes, la chambre du vieil hôtel au nom impérial surplombe le port, le balcon est un poste de vigie : ce n’est pas seulement l’espace que l’on contemple, c’est le temps, qui le dessine. La chambre du vieil hôtel au nom impérial surplombe le port, le balcon est un poste de vigie : ce n’est pas seulement l’espace que l’on contemple, c’est le temps, qui le dessine. Étendu sur le lit, un doigt presse un bouton : des images apparaissent sur l’écran. J’entends les syllabes, distinctement, se détacher des lèvres des personnages. Les scènes se recomposent sans fin, au rythme des voix et des lumières : chaque mot, chaque image est une quête de la vie.

Préparatifs de tournage

Posted on 30 novembre 2016 | Commentaires fermés sur Préparatifs de tournage

rosselliniRossellini Cinéma vérité www.ina.fr/video/I05182574

« Le devoir de l’artiste n’était pas d’inciter l’homme à s’indigner pour le pousser à changer le monde, mais de le faire réfléchir sur le monde réel – tel qu’il se présente à nous. En d’autres termes il ne s’agissait pas de métamorphoser le monde imaginaire en « réalité », mais de rendre tout son sens au monde tel qu’il est en réalité, parce que la vie n’est pas cette chose inventée dans les histoires, la vie est autre chose. »

Cesare Zavattini, sur le néoréalisme.

Je m’étais dit : « il ne s’agit au fond que d’une tentative de réappropriation du temps et de l’espace – nous avons besoin de limites pour goûter à notre liberté. La terre n’est pas un foyer, nous ne sommes pas des êtres planétaires, ce serait trop cruel. À nous de reconnaître et de respecter ces limites qui sont l’essor de notre liberté : la famille, le bourg – village ou quartier d’une ville, toute vraie capitale est une confédération de villages. »

« J’essaie de saisir la réalité, rien de plus », disait Rossellini. C’est de là dont je voudrais partir. « Les actions nobles et les évènements mémorables arrivent de la même manière et produisent la même impression que les faits les plus ordinaires », déclarait le génial observateur de son temps ; et encore : « les faits ordinaires qui se produisent dans notre vie sont toujours plus dramatiques que les clichés spectaculaires que l’on voit à l’écran » . Voilà un excellent agent désinhibant, dont on peut se souvenir en tout temps. Et, comme garde-fou à notre paresse : « La caméra est un stylo imbécile, elle ne vaut rien si vous n’avez rien à dire » – cette phrase est à elle seule un manifeste de liberté, une exhortation au courage.

cliffC’était il y a quarante ans, à la brasserie de la gare d’Austerlitz. J’avais accompagné le poète belge William Cliff, qui venait de publier son premier livre chez Gallimard, Écrasez-le, à son train pour Barcelone, ville où il était devenu poète. Il me martelait devant une chope de bière : « Tu dois écrire comme ça : « Je-suis-ici-à-la-gare-d’Austerlitz-sur-la-table-il-y-a-une-portion-de-poulet-l’horloge-marque-vingt-et-une-heure-vingt-deux… ». Ces mots me parurent être un prêche mais ils me furent utiles : instantanément je me libérais des oripeaux de la pseudo modernité et j’osais écrire sur le monde réel. Il me fallut encore quelques décennies pour laisser libre cours à l’affectivité qui veut obstinément s’éprendre d’une identité : comme j’enviais Cliff, le Wallon du Brabant ou Queneau, le Normand de Paris ! Il me fallait trouver mon territoire, circonscrit et infini – une multitude de microcosmes. Cela me prendrait une demi-vie.

Je m’étais mis à écrire de manière descriptive, sans comprendre la langue de la description. J’ignorais alors que pour que l’œil restitue ce qu’il a vu au lecteur, au spectateur, il faut que la personnalité de celui qui écrit, filme, envahisse la page, inonde l’écran. Le narrateur qui s’exclue de la page, de la scène, trompe son monde.

Raymond Queneau, commentant les brouillons que je lui faisais lire, me disait, peut-être en 1974, plein de bonté : « Vous devriez écouter ce qui se dit aux comptoirs des bistrots, ce serait un bon exercice. — Mais j’écoute ce qui se dit ! lui avais-je rétorqué avec insolence. — Non mais j’ai dit : é-cou-ter », m’avait-t-il corrigé avec chaleur. Quarante ans après, ces trois syllabes résonnent encore en moi. Je m’efforce d’« é-cou-ter », cet autre mot pour « aimer ».

limonovMon ami Sacha, artiste judéo-russe exilé à Paris, c’est-à-dire russe, chrétien et juif au cube, se souvient d’une rencontre avec Edichka Limonov : « J’étais avec l’écrivain Dimitri Savitzky, qui donnait des leçons de tennis. Nous avions rendez-vous avec Limonov au jardin du Luxembourg. Limonov nous rejoint à la buvette, il avait des souliers vernis à la mode des années 1970, il aimait ressembler à un voyou argenté, alors qu’il était sans le sou. Quand nous nous mîmes à nous promener parmi les allées de gravier, il s’arrêtait tous les dix pas pour nettoyer ses chaussures empoussiérées avec un mouchoir. » Comment se fait-il que je chéris cette anecdote de tout mon cœur ? Que Limonov soudain me manque ?

 

L’Appel de Radetzky

Posted on 28 septembre 2016 | Commentaires fermés sur L’Appel de Radetzky

radetzky« Habitants de la Lombardie !

« À la tête de mon preux et victorieux battaillon, je suis entré sur votre territoire en libérateur de la dominatination révolutionnaire et tyrannique qui pèse sur vous. Nombreux parmi vous ceux qui, séduits par de perfides suggestions, ont oublié les devoirs sacrés envers leur Souverain. Revenez avec dévotion sous le spectre béni de notre Empereur et Roi. Je vous tends la main et vous offre ma sincère réconciliation.

« Habitants de la Lombardie, écoutez mon conseil bénévole. Accueillez avec confiance mes braves troupes. Elles garantiront au citoyen pacifique toute la sécurité de sa personne et de ses biens, comme elles sanctionneront avec toute la sévérité martiale ceux qui s’obstineront dans le délire aveugle de la rébellion.

« Le choix vous appartient ; je m’engage quant à moi à mettre à exécution mes paroles. »

Quartier général de Valleggio, 27 juillet 1848.

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Je restai un long moment devant cette plaque, accrochée dans le musée de Solferino. À la gare de Desenzano del Garda, au kiosque, mon regard avait été attiré par un fascicule : Solferino & San Martino, 24 juin 1859, Musées et Monuments de la Bataille.

J’avais quitté le matin l’hôtel de la mission catholique à Sirmione et j’avais plaisanté avec la réceptionniste, qui avait répondu à ma plaisanterie avec malice : « Qui vous oblige à le faire ? Mais votre conscience, tout simplement ! — Mais n’est-ce pas précisément ce que l’on veut abolir aujourd’hui ?, avais-je renchéri. — Et la conscience et tout le reste », avait commenté ma missionaire rêveuse.

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Et c’est avec mes pensées blotties dans le nid de la conscience que je m’étais aventuré à Solferino et à San Martino, sur le champ de bataille où s’affrontèrent, un siècle et demi plus tôt, Autrichiens, Piémontais et Français, les premiers pour préserver leur souveraineté impériale, les derniers, pour gagner l’unité nationale de l’Italie – « nom d’une entité géographique », disait Metternich. Je gravis les marches de la tour du musée de Solferino jusqu’à en avoir le vertige. Depuis le sommet, on voyait à perte de vue la campagne et les terres qui de temps à autre, tant d’années après la bataille, recrachaient encore les ossements des hommes qui tombèrent. Je m’étais fait conduire à « l’ossuaire » et là, je m’étais recueilli devant cette montagne d’os et de crânes. Un merveilleux silence régnait dans la chapelle et tout autour, dans la nature, le chant des cigales réchauffait l’herbe dans laquelle je m’étais laissé choir, écrasé par la chaleur d’une après-midi d’août dans la plaine padane. Il n’y avait pas d’ennemis, il n’y avait que des valeureux rêveurs, que des frères dans la bienheureuse rêverie. Le Printemps des Peuples peignait sur la plaine le suaire d’un crépuscule avec la même promesse qu’une aube écarlate. La vieille idée du Saint Empire Chrétien flotte dans l’air, à Solferino comme à Waterloo.

Regnum italicum

Posted on 22 août 2016 | Commentaires fermés sur Regnum italicum

Flaiano Fellini EkbergLe pire moment pour bouger en Italie, la bousculade de la mi-août, se révèle encore plein de curiosités : quand on étouffe ailleurs, il reste l’Italie.

À Trastevere, la gérante du bar, une vénitienne : « vous n’avez pas connu le maire précédent, un comico… et celle qui l’a remplacé… una ragazzotta… une gamine… »

Fregene, envie de Fregene. la prose de Flaiano qui s’insinue dans la tête… Dans le bus pour le littoral romain, souvenir de vingt ans, un jeune ouvrier qui haranguait ses camarades : « Vous verrez, comment ça va devenir… Tu veux du boulot ? On te coupe le salaire en deux ! Ça ne te va pas ? Tu prends la porte ! » Ses camarades riaient. Et lui qui reprenait avec son accent rauque romain : « ,… riez, riez, vous verrez un peu ! »

Je me promène sur la plage : têtes de burini, vitelloni, joyeux hébétés, irrésistible sympathie. Au bar, une vieille romaine vide son porte-monnaie sur le comptoir : « A’ Gianni, tiens, sers-toi ! » Le serveur rassemble une grappe de piécettes de 1 et 2 centimes jusqu’à arriver à un euro. » Elle le tient à l’œil : « A’ Gia’ ! Ui, nun ruba’, eh ! – Pas d’embrouille, hein ! » Puis, dans un soupir, passant la main dans les cheveux, coquette : « Je voudrais renaître, moi ! » « Mais nous renaîtrons, signora ! », l’interrompé-je. « Ah, non, me répond-elle. Nous nous réincarnerons, mais ça, c’est une autre chose ! Moi, j’aimerais simplement renaître ! »

Miramare-stazioneJe fais quelques brasses dans les vagues en caleçon. Être à Rome en été, c’est comme regarder la face du soleil à midi. Après l’éblouissement, il faut partir. Où aller en cette période de Ferragosto ? Je me souviens d’un passage de Flaiano, où il s’émeut en entendant des voix vénitiennes au bar de la gare, dans une bourgade de province. « En Italie, entendre un nouveau dialecte a toujours quelque chose de mélancolique. » Irais-je en Vénétie ? C’est la Vénétie julienne qui m’appelle et confond mes pensées. Un nom m’apparaît : Duino. Le poème de Rilke prend des accents vénitiens : la langue de Rilke a les langueurs de l’Adriatique. J’appelle une inconnue pour lui dire que j’arriverai le soir à la gare de Monfalcone. La halte à Venezia Mestre marque une frontière Nord-Sud, Est-Ouest : La Lombardie n’est pas loin, le Haut-Adige non plus, et l’on sent l’Autriche aussi proche que la souveraine Venise. À partir de Mestre, on s’enfonce dans le passé impérial, on ne s’est jamais vraiment converti à l’impératif républicain. La fille de la propriétaire de la pension vient me chercher à la gare de Monfalcone. En traversant le bourg, on passe des réfugiés qui bivouaquent sur une place. Je m’étonne que ce village où je vais passer quelques nuits soit si peu connu. Au-delà de la presqu’île de Grado, les visites se font rares en Vénétie julienne, on s’avance dans le monde byzantin. « Mon père, me confie la patronne de la pension, était pêcheur en Istrie. Tout ce village de pêcheurs a été fondé par les réfugiés italiens d’Istrie après la guerre. Ce n’étaient que des paludes infestées de moustiques quand nous sommes arrivés ici. » Pendant trois jours, j’ai conversé avec des ombres bien vivantes. Comme je pris le bus qui m’emmenait à Trieste et à Muggia, à la frontière avec la Slovénie, j’entendis deux dames âgées parler un sabir dans lequel je reconnaissais une souche slave mâtinée d’inflexions italiennes. « Nous parlons le dialecte slovène de l’arrière-pays triestin, me répondirent mes compagnes de voyage. » Un passager, un vieux triestin nous interpella : « En slovène, ils ont la forme grammaticale du duel : en plus du singulier et du pluriel, ils ont le faux pluriel pour indiquer les choses qui vont par deux. Je me souvins du cas de l’hébreu pour les yeux, les oreilles. Puis l’homme me parle de la tradition de l’osmizza. Je ne connais pas le mot, alors il sort de la poche de ma chemise mon stylo et mon carnet, dans lequel il note le mot en slovène, avec le signe diacritique sur le z, « l’hirondelle », comme l’appelait notre professeur d’histoire byzantine qui nous régalait d’épopées balkaniques. L’osmizza est un lieu où l’on vend et où l’on consomme directement des vins et des produits typiques (charcuterie, fromages) chez le producteur. Ce privilège très ancien remonte, dit-on, à l’époque de Charlemagne, quand l’Istrie fut abandonnée par les Byzantins et tomba aux mains des Francs. Les Habsbourgs le conservèrent quand le littoral et le haut plateau du Kars passèrent sous la couronne autrichienne. La douceur de l’atmosphère ici tient au bilinguisme ambiant. Sur une vitrine dans un village sur la route de Duino à Trieste, on peut lire : Knjigarna, Libreria, à côté de la Kulturni Dom, la Maison de la Culture. Le regnum italicum de Strabon s’est fossilisé sur une fracture aux trois arêtes – romane, slave, germanique. À Muggia, on est nulle part, sinon dans le regnum italicum et on n’a qu’une envie, monter dans une barque et entrer dans le monde marin ou piétiner le massif du Cars, la pierre aurisina surgit partout.

À la gare de Monfalcone, sur le chemin du retour, un couple de jeunes Autrichiens, pieds-nus, remontent vers Salzburg : ici, c’est encore la province adriatique de l’Autriche.

catulloJe descends du train à Desenzano del Garda pour aller saluer mon cher Catulle à Sirmione. Il reste une chambre dans l’hôtel de la mission catholique, le vieux gardien de nuit me reconnaît, nous entrons en conversation : « Ah, vous venez de Trieste ? Bella città, bella gente… Ah, le Frioul… vous savez, cette région a un charme tout particulier qui lui est resté jusqu’à aujourd’hui… — Lequel ? me hasardè-je. — On sent encore le piquant de la guerre froide, là-bas », répond mon homme rêveur.

Dans mon dos, j’entends une femme qui s’adresse à son mari au téléphone : « Dis-moi, amore, la charcutière t’a fait des avances ? Tu sais ce qu’on dit à Cremona des gens de Piacenza ? » (Je comprends qu’elle est de Cremona et son mari de Piacenza, et je n’entends que la première partie de sa tirade en dialecte de Cremona). Mais voilà qu’elle conclut sagement : « El mùunt’l amò de mundàa » – « Le monde est encore à monder ». Les dialectes sont enracinés dans la Bible.

Les frères Lumière à La Ciotat

Posted on 6 août 2016 | Commentaires fermés sur Les frères Lumière à La Ciotat

 

L’hôtel était accolé à l’arrière d’un bâtiment qui appartenait à une autre ère. La porte-fenêtre donnait sur une courette d’où sortait un palmier desséché. On entendait la rumeur de la mer non loin, au-delà du mur. J’étais descendu du train en gare de La Ciotat avec la vision du film des frères Lumière en tête, et les mots plein de simplicité et de vérité de Jean Renoir sur ce film. Résonnait en moi une phrase du vieux maître parisien, en réponse à une perception de Lumière que suggérait le cinéaste qui le filmait. Renoir écarquille les yeux, fait une moue de la bouche, fronce les sourcils, lève le doigt et s’exclame avec bonhommie : « Qu’en savons-nous ? »

Dans ma chambre, étendu sur le lit, j’ai oublié ce qui m’a poussé à venir à La Ciotat, à quitter Marseille, et des images peu à peu se poussent jusqu’à moi : Lumière, les plans sautillants de « L’Entrée d’un train en gare de La Ciotat », et Renoir commentant avec une calme intelligence le cinéma de Lumière, c’est-à-dire la vie.

Je suis remonté à pieds jusqu’à la gare. Je me suis mis à filmer avec un ustentile portatif le train qui entrait en gare de La Ciotat. Et j’ai eu le sentiment d’entrer dans l’Histoire, qui était là, tapie derrière le rideau. Chaque train entrant en gare de La Ciotat projetait le film des frères Lumière, pour qui voulait le voir. Que le convoi fût électrique, qu’il manquât le panache de fumée, que la couleur se fût substituée au noir et blanc n’y changeait rien, on revit un moment de magie : des hommes ont voulu montrer les gestes d’autres hommes, les faire figurer pour l’éternité.

Le « Qu’en savons-nous? » de Renoir n’en finit pas de me hanter. Il est la porte ouverte à toutes les découvertes.

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